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Citations de Balzac
sur Tours et la Touraine

Toute sa vie, Balzac a proclamé son amour pour la Touraine :

« Ne me demandez plus pourquoi j’aime la Touraine ? Je ne l’aime ni comme on aime son berceau, ni comme on aime une oasis dans le désert ; je l’aime comme un artiste aime l’art ; je l’aime moins que je ne vous aime, mais sans la Touraine, peut-être ne vivrais-je plus. »

(Le Lys dans la vallée)

« Si tu connaissais la Touraine, cette autre Tempé, tu partagerais mon enthousiasme. Ce pays paraît beau même à ceux qui ont les plus belles patries au dire des hommes, et l’Anglais si patriote abandonne la sienne pour adopter les rives de la Loire. »

(Sténie)

Véritable paradis terrestre, c’est la province par excellence où il fait bon vivre :

« La Touraine est la véritable abbaye de Thélême, si vantée dans le livre de Gargantua, il s’y trouve, comme dans l’œuvre du poète, de complaisantes religieuses, et la bonne chère tant célébrée par Rabelais y trône. »

(L’Illustre Gaudissart)

« La Touraine me fait l’effet d’un pâté de foie gras où l’on est jusqu’au menton, et son vin délicieux, au lieu de griser, vous bêtifie et vous béatifie. »

(Lettre à Victor Ratier, 21 juillet 1830)

« Ah, c’est un suave pays où ruisselle l’eau et le vin, admirable contrée, pour dire la messe, et pour vivre ! »

(Les Deux amis)

Attention cependant, prévient l’écrivain, à ne pas se laisser amollir par cette douceur ambiante !

« Ainsi le Tourangeau, si remarquable au dehors, chez lui demeure comme l’Indien sur sa natte, comme le Turc sur son divan. »

(L’Illustre Gaudissart)

« La Touraine est un vaste sofa sur lequel l’âme la plus ambitieuse s’endort et rêve. Lord Byron y serait devenu bête. »

(Les Deux amis)

Par sa douceur de vivre, la Touraine évoque à Balzac un Orient fantasmé :

« Tout disparut lorsque j’aperçus les bords de la Loire et les collines de la Touraine. J’étais tout entier à ma délicieuse sensation et je m’écriais en moi-même : ô champs aimés des Cieux ! tranquille pays, l’Indoustan de la France, où coule un autre Gange, que je te vois avec délices ! »

(Sténie)