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Balzac dans les collections du Musée des Beaux Arts de Tours

Le musée des Beaux-Arts de Tours expose dans ses salles plusieurs œuvres en rapport avec Balzac.

L’une des images les plus célèbres de l’écrivain est une esquisse peinte en 1836 par Louis Boulanger pour un grand portrait aujourd’hui disparu. Balzac y pose vêtu de sa célèbre robe de chambre, les bras croisés sur la poitrine, avec un air très décidé. « Il y a, dans cette tête, du moine et du soudard », écrivit à son propos Théophile Gauthier. Y ajoutant : « Un pareil homme peut sufire à tous les excès de table, de plaisir et de travail ». 

Un autre portrait, exécuté au pastel par Gérard-Seguin en 1842, représente un Balzac plus sage, en chemise blanche et veste sombre, avec un petit nœud autour du cou. 

En sculpture, un exemplaire en bronze de l’Avant-dernière étude pour Balzac témoigne de l’aboutissement des recherches de Rodin, avant qu’il n’agrandisse sa statue à une échelle monumentale. L’écrivain est figuré sans les attributs traditionnels de sa fonction (pas de livre ou de plume) : il est simplement drapé dans sa robe de chambre, scrutant d’un regard intense la société de son temps pour mieux la décrire dans ses romans et ses nouvelles.

D’autres œuvres appartenant aux collections du musée ont été mises en dépôt au château de Saché, qui abrite le musée Balzac : 

• un grand buste en marbre par Anatole Marquet de Vasselot (daté de 1876) et offert par l’artiste au musée de Tours en 1881. 

• un buste en plâtre, œuvre de Paul Fournier : il témoigne de ce que fut le monument que ce sculpteur avait créé pour la Ville de Tours. Inauguré en 1889, ce grand bronze a été fondu en 1942.

• le relief de François Sicard qui ornait la façade de la maison natale de Balzac a été déposé à Saché après la destruction de cette maison dans le grand incendie de 1940. L’œuvre a été sauvée par Horace Hennion (conservateur du musée des Beaux-Arts à l’époque) ; il joua un rôle important dans la fondation du musée Balzac dans les années qui suivirent la Seconde Guerre mondiale. 

• une série de statuettes en terre cuite et en plâtre représente les principaux personnages de la Comédie humaine. Leur auteur, Pierre Ripert, était un sculpteur amateur et un balzacien passionné. Dans les années 1930, il mit un point d’honneur à rassembler le plus possible de détails descriptifs sur le père Goriot, Rastignac, Henriette de Mortsauf ou encore le Curé de Tours.